iJudge, vers une justice prédictive


iJudge, vers une justice prédictive de Frédéric-Jérôme Pansier pour LGM éditions – couverture / recto

iJudge, vers une justice prédictive de Frédéric-Jérôme Pansier pour LGM éditions – intérieur

iJudge, vers une justice prédictive de Frédéric-Jérôme Pansier pour LGM éditions – verso
iJudge, vers une justice prédictive – Frédéric-Jérôme Pansier
Quel justiciable n’a-t-il jamais souhaité connaître à l’avance la décision d’un juge ? « Quelle sera la durée de ma peine ? » est souvent la première question que pose une personne en garde à vue.
Pendant longtemps, les avocats ont puisé dans leur expérience personnelle pour leur répondre. Ce faisant, ils se sont improvisés mages, tant cette anticipation était relative. Et puis, la notion de « justice prédictive » est arrivée ; comme beaucoup de concepts nouveaux, elle suscite de nombreux fantasmes.
Nous avons démontré dans cet ouvrage que la notion américaine de « predictive justice » n’a rien à voir avec ce que l’on appelle justice prédictive en France. La raison en est simple : la justice américaine n’a rien à voir avec la justice française.
Ce petit livre vous dit tout de la justice prédictive et vous explique pourquoi cette notion est aujourd’hui le domaine de prédilection de charlatans du droit.
« Un article récent du Parisien donne le tournis et développe l’idée que la justice prédictive consisterait à remplacer des juges par des robots. Nous sommes plongés dans la science-fiction, en l’espèce de la rétro-fiction, proche du Frankenstein de Mary Shelley ou des cybernautes chers à la série The Avengers (en français, Chapeau melon et bottes de cuir). Le titre de cet article du 30 octobre 2017 est très éloigné de ce qu’est réellement la justice prédictive : « Des robots testés à la place des juges dans les cours d’appel de Rennes et Douai ». Tout le problème est dans l’expression « à la place des juges ». En effet, comme nous le verrons, le but de la justice prédictive n’est pas de « remplacer le juge » comme il n’est pas de « remplacer » l’avocat, mais, pour le juge, de l’aider dans sa prise de décision et, pour l’avocat, de lui indiquer la décision probablement rendue par le tribunal ou la cour. »
104 pages
9 €
ISBN : 979-10-95165-11-8