Noblesse, titres et armoiries d’Alain Texier pour LGM éditions – couverture / recto

Noblesse, titres et armoiries d’Alain Texier pour LGM éditions – intérieur

Noblesse, titres et armoiries d’Alain Texier pour LGM éditions – verso
Noblesse, titres et armoiries – Alain Texier
Le choc des armures. Le chatoiement des étoffes. L’ambiance feutrée des grands conseils d’administration. Ces représentations conjurent ensemble l’image de la noblesse. Mais la noblesse c’est également l’agriculteur et – selon le mot de Charles De Gaulle – « l’éternel retour des labours, des semailles et des moissons » ; c’est le militaire, prêt à donner sa vie, c’est le médecin partant en mission dans des contrées isolées pour y soigner ceux que le monde délaisse, c’est l’humanitaire qui, s’engageant dans une forme contemporaine du combat pour la justice et pour la dignité, vient en aide aux populations dans le dénuement. La noblesse, dans les temps anciens, c’est un statut, un ensemble de droits et de devoirs. C’est aussi, dans les temps anciens mais également aujourd’hui, un cœur, un cœur qui va vers le plus démuni. C’est une âme, une âme qui veut s’élever. La noblesse, l’ultime frontière de nos aspirations.
« Telle est un peu l’impression que l’on a lorsque l’on se penche sur le phénomène nobiliaire. Glorieuse, la noblesse ? Dieu pourrait témoigner combien elle le fut, et Jean d’Ormesson, qui en parla si bien dans la saga « Au plaisir de Dieu » – saga à laquelle il donna la devise de sa famille – le savait fort bien, lui dont la famille comptait aussi dans ses rangs Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, le Conventionnel régicide assassiné la veille de l’exécution du Roi Louis XVI, dont il avait voté la mort. L’Ancien Régime démontre abondamment que la Noblesse n’a quasiment jamais refusé – ce pourquoi elle était faite – de servir le roi et ce jusqu’au sang versé. Ces vies offertes pour la gloire du Monarque, mais aussi pour la grandeur du pays portent le nom, dramatiquement imagé, d’impôt du sang. Là est d’ailleurs la principale raison de l’exemption de la taille dont bénéficiaient les nobles. Jean-François d’Hozier, l’un des descendants du fameux généalogiste Pierre d’Hozier, avait rédigé un recueil au nom évocateur destiné à faire connaître les noms des officiers de tous grades tués ou blessés grièvement à la guerre depuis les croisades jusqu’à la Révolution. »
166 pages
9 €
ISBN : 979-10-95165-20-0